Il convient de rappeler :

  • Qu’aucune intervention n’est anodine
  • Que nous avons mis du temps à obtenir sur notre territoire « LA SECURITE DU PATIENT »

En effet, il a fallu de nombreuses années aux pouvoirs publics avec l’aide de notre Syndicat pour fixer les règles de l’exercice de la chirurgie esthétique. Ces travaux, qui ont nécessité de très nombreuses réunions, ont abouti à la loi du 2 mars 2002 qui définit les règles rigoureuses de cette spécialité.


Cette loi devrait s’accompagner d'ici quelques jours d’un décret d’application qui en parachèvera les modalités pratiques.


Pour mémoire, nous vous en rappelons quelques grands principes :

  • Choix d’un chirurgien qualifié par l’ordre des médecins,
  • Délai de réflexion minimal de quinze jours,
  • Possibilité et/ou nécessité de voir ce chirurgien à plusieurs reprises,
  • Consentement éclairé et devis précis défini légalement,
  • Prise en charge des suites opératoires par le même chirurgien,
  • Assurance en responsabilité civile professionnelle du chirurgien et de l’établissement où il exerce,
  • Prise en charge des suites et d’éventuelles complications toujours possibles quelle que soit l’intervention par l’opérateur et son établissement.

Quelles règles seront respectées au retour d'une intervention faite à l'étranger :

  • Comment un chirurgien qui n’a pas opéré a-t-il le droit de surveiller les patients opérés par un autre sans licence de remplacement ou contrat d'association déposé à l'ordre des médecins ?
  • Comment serat-il payé ?
  • y a-t-il compérage ou subordination ?
  • qui couvre les patients en cas de complication ? L’assurance du voyagiste ou celle d’un chirurgien, ou encore d’un établissement s’il y en a une ?
  • en cas d’urgence, savez-vous que vous aurez à payer l’hôpital français en totalité (et cela peut aller jusqu’à 1500 euros par jour dans certains cas) car les suites de chirurgie esthétique ne sont pas couvertes, ni par l’assurance maladie ni par les mutuelles complémentaires ?
  • y a-t-il un système "d'assistance" qui vous prendra en charge en cas de complication pour un rapatriement afin de vous traiter là-bas gratuitement si votre état le permet ?
  • quels accords sont-ils passés entre les cliniques étrangères et les hôpitaux français afin de rembourser ces derniers en cas de gros pépin ? Serait-ce la famille du patient qui prendra la totalité des frais à sa charge ?

Tout cela nous fait penser à ces sacs, imitations de grande marque que l’on trouve dans les marchés et qu’il est de bon ton d’acheter en sachant le risque qu’il y a de se faire pincer à la frontière française. S’il ne tiennent pas et que les sutures lâchent, on se réconforte en disant qu’on ne l’a pas payé cher mais si l’on se fait pincer cela coûte une fortune.


En matière de chirurgie, il n'y a pas de loi qui interdise les imitations mais les conséquences peuvent en être désastreuses pour les patients. Comme pour le reste, cela coûte très cher et il n’y a aucun recours.



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