Toutes les utilisations du BOTOX®

 

Botox®, Dysport®, Vistabel®, Azzalure®, derrière ces noms commerciaux se cache un médicament extraordinaire: la toxine botulique.

 

Qu'est-ce que la Toxine botulique ?

 

C’est un agent paralytique neuromusculaire; toxine protéique fabriquée par la bactérie clostridium botulinum qui provoque la diminution de la contraction musculaire. En chirurgie esthétique, en utilisant de très faibles doses, injectées directement dans les muscles spécifiques, l'action du muscle est affaiblie et la ride secondaire à l'hyperaction de ce muscle disparaît.

 

Elle efface les rides en douceur

 

L’injection de toxine botulique (1ng) estompe pendant trois à six mois les marques du temps. Quelques gouttes dans les muscles qui ferment les paupières « effacent » les plis aux coins des yeux,(pattes d'oie), en piquant le muscle frontal on gomme les gros sillons qui barrent le front, les rides du lion, entre les sourcils ainsi que le muscle qui relie les sourcils et la partie supérieur du nez.

 

Elle relâche les cordes vocale

 

Lorsque les cordes vocales se contractent trop, s’écartent mal lors de la prise de parole, on a du mal à se faire entendre. Cette maladie qui s'appelle Dystonie laryngée se traite par le Botox. Une injection dans la corde vocale de 0,1 à 0,2 ng de toxine botulique la rend moins tonique et cette injection sans anesthésie permet de retrouver la voix pour 6 mois.

 

Elle décontracte les membres lésés

 

A la suite d’une lésion neurologique ayant entraîné une paralysie d’un membre, certaines personnes se retrouvent avec plusieurs doigts repliés à l’intérieur de la main ou avec une cheville qui part en dedans. Leurs contractions en continue peuvent être douloureuses, déformer une articulation et limiter les mouvements. Pour permettre à ces muscles de se relâcher, on injecte de la toxine botulique, dont les quantités peuvent varier de 2,5 à 13,5 ng.

 

Elle détend les muscles oculaires

 

Dans les trois pathologies suivantes, le strabisme, la myopathie thyroïdienne (l’œil subit une déviation verticale) ou le nystagmus (mouvements oculaires involontaires saccadés), un des muscles commandant le mouvements de l’œil se contracte trop, « tire » sur l’orbite et dévie ainsi la direction du regard. La toxine botulique peut stopper l’hyperactivité de ce muscle, et l’axe de vision est rectifié pendant plusieurs mois.

 

Elle réduit la transpiration

 

Pour les 1 % d’adultes qui transpirent de façon pathologique sous les aisselles à cause de la suractivité de leurs glandes sudoripares ; la toxine botulique est une solution. L’injection de la toxine bloque la sécrétion de sueur par les glandes. Avec environ 2 ng, on soigne l’hyperhidrose de plus de 90 % des malades pendant près de sept mois.

 

Elle apaise les spasmes du visage

 

Dans ces trois pathologie Blépharospasme (paupières qui se ferment involontairement), bruxisme (mâchoires qui se serrent trop) et hémiplégie faciale; la toxine botulique réduit efficacement les symptômes en paralysant les muscles hypertoniques.

 

 

Elle soigne les torticolis

 

Souffrir d’un torticolis, ce n’est pas avoir la nuque endoloris après avoir dormir dans une mauvaise position. Le torticolis spamodique est un trouble neurologique sévere où plusieurs muscles du cou se contractent de façon soutenue. La toxine botulique, administrée dans les cinq muscles du cou et de la nuque, permet pendant plus de trois mois de garder la tête droite.

 

1 nanogramme (ng)= 1 milliardième de gramme

 

Botox et grossesse:

 

Elle est largement utilisée en médecine esthétique pour le traitement des rides grâce son action paralysante sur les muscles faciaux. Son utilisation pendant la grossesse reste controversée. Or, de part l’augmentation du nombre d’injections et l’âge moyen de la grossesse qui augmente, le nombre de femme exposé augmente. L’objectif de cette étude est d’évaluer au travers d’une revue de la littérature les risques potentiels des injections de toxine botuliques chez la femme enceinte toutes indications thérapeutiques confondues. Depuis 2004, 35 grossesses chez 27 femmes injectées par toxine botulique ont été publiées. La plupart des injections ont eu lieu au cours du premier trimestre alors que la grossesse n’était pas connue. Aucune complication directement liée aux injections de toxine botulique n’a été recensée. Les injections de toxine botulique n’entraineraient donc pas de risque pour la grossesse. Néanmoins le rapport bénéfices-risques potentiel doit être évalué au cas par cas et la prudence doit être de mise, notamment lorsque les injections sont réalisées dans un but esthétique.